Sep
29

Je fais juste un post rapide ayant reçu le message ci-dessous sur Facebook. Visiblement, des gens se sont regroupés et envisagent une procédure en justice contre les 3 Suisses :

Bonjour à tous,

Tout d’abord, je tiens à vous dire que je vais tenter de synthétiser tout ce qui a été dit dans les échanges que j’ai pu avoir avec l’avocat, mais cela n’est pas chose facile. Donc, ne me tenez pas rigueur si je ne suis pas clair sur certains points. J’ai appelé l’avocat qui suit notre dossier aujourd’hui (25/09/2009) et nous avons mis en place les modalités pour amorcer la procédure.

La procédure se déroulera et sera jugée au Tribunal de proximité de Roubaix. L’affaire étant jugée par un juge de proximité, le montant maximum de l’objet du litige est de 4000 euros. Par conséquent, les personnes ayant une commande de télévisions supérieure à 4000 euros sont automatiquement écartées.

Le juge n’est pas censé porter un regard sur le nombre de télévisions par commande. Il ne peut pas en théorie sanctionner au point de vue du jugement une personne ayant commandé 10 télévisions. La seule question que le Tribunal se posera est celle de savoir si la vente est parfaite ou non. Le nombre de téléviseurs commandés n’entre donc pas en considération. Mais il est vrai aussi qu’un dossier avec une commande de 10 télévisions est bien plus difficile à défendre…

Les mots de l’avocat concernant ce point : “Il ne faut toutefois pas perdre de vue que le Tribunal éprouvera, peut-être, plus de difficultés à condamner la Société défenderesse à livrer un acheteur ayant commandé une dizaine de téléviseurs, par exemple, cette opération pouvant s’analyser en une opération d’achat destinée à la revente, et ce, au détriment de la Société 3 SUISSES France…

Mais, comme dit supra, cette considération n’est nullement juridique, et le Tribunal devrait l’écarter pour juger ce dossier…”

Si nous gagnons, il y aura autant de télévisions livrées que de télévisions commandées. Il y aura aussi des frais de signification à payer (entre 15 et 20 euros).

Nous avons clairement 50 % de chance de gagner ce procès. À l’heure actuelle, il n’y a aucune jurisprudence concernant les erreurs de prix sur un prix remisé.

Lors de ce procès, il sera demandé la livraison des télévisions. Les procédures de ce type ont une durée moyenne de 4 à 7 mois. Il n’y aura pas d’appel, mais possibilité d’un pourvoi en cassation pour le perdant.

Concernant les suites de cette procédure, si nous gagnons, les 3 Suisses peuvent lancer un pourvoi en cassation. Nous serons dans l’obligation d’aller aussi en cassation, mais si nous gagnons en première instance, c’est plutôt positif. Les frais d’un avocat en cassation sont compris entre 1500 et 5000 euros. Donc plus nous participons à l’action plus ces frais seront faible. Dans le cas de 500 participants, les frais seront d’environ 10 euros pour l’avocat. Il faut garder dans l’esprit que si nous allons en cassation c’est que nous avons gagné en première instance !

Nous avons décidé de commencer la procédure de collecte des informations à partir du 1er octobre pour la terminer le 1er novembre, ce qui vous laisse un mois complet pour envoyer toutes les informations nécessaires à la constitution du dossier.

Pour faire partie de la procédure, il faudra que chacun des acheteurs fasse parvenir directement à l’avocat :

- son pseudo sur le forum (si celui-ci y est inscrit)

- votre adresse mail (pour recevoir l’accusé de réception de traitement de votre dossier par l’avocat)

- son état civil complet (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, profession, adresse)

- son bon de commande (dans le cas où il aurait effectué une capture d’écran)

- son courriel de confirmation de commande

- un chèque de 30 euros à l’ordre de xxxxxx xxxxxxx (Un paiement par numéro de client que vous ayez commandé 1 ou 3 télévisions…)

Ces informations sont à envoyer à :

(je cache noms et adresses ne souhaitant fournir aucune information personnelle ici)

L’avocat vous enverra un mail pour accuser réception de votre dossier, il vous enverra par la même occasion une note de frais acquittée.Rien ne sert d’envoyer le dossier en recommandé avec accusé de réception, si ce n’est vous rajouter des frais supplémentaires.

J’ai fait le choix de demander aux personnes d’envoyer directement les informations à l’avocat, car c’est un tiers de confiance. Et en aucun cas, il ne vous sera demandé d’envoyer des informations ou de l’argent à moi-même ou aux modérateurs du forum.

Je pense vous avoir tout dit. Je vous souhaite une bonne soirée et je reviendrai vers vous pour vous apporter un complément d’information ou pour rectifier quelques points.

En espérant que vous soyez nombreux à suivre cette procédure…

Merci

Jérôme

Pour plus d’information, ca se passe ici : http://tv3s.forumactif.com/

Jan
08

C’est maintenant officiel, StoreXperience se révèle au monde au travers d’un communiqué de presse imminent, annonçant notamment la “Great Product Hunt” au NRF. Sous la forme d’une grande chasse au trésor de 3 jours, au sein du salon NRF - BIG Retail Show, les 16.000 participants pourront obtenir de l’information détaillée sur les produits et services des stands représentés. A la fin de la course, ils pourront remporter plusieurs prix … dont certains me rendent envieux mais que je ne pourrais communiquer qu’après le salon.

Si vous ne savez pas encore ce que fait StoreXperience, regardez donc cette petite vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=8yfyAZvjfXM

J’en profite pour m’excuser bassement de l’absence de posts réguliers sur ce jeune blog. Vous comprendrez, ou pas, que la préparation de cet évènement a représenté un engagement d’énergie énorme de la part de toute l’équipe.

J’espère pouvoir reparler de l’actualité des services mobiles très prochainement, d’autant que l’actualité est encore au plus haut avec notamment l’annonce d’un Windows Mobile 7 très prometteur et de la sortie prochaine de Yahoo Go! 3.0.

Oct
31

Comme j’en parlerai bientôt, ce qui me tient à coeur à l’heure actuelle, c’est la convergence entre la mobilité et le shopping, ou comment va-t-on réinventer l’expérience consommateur en magasin grâce aux terminaux mobiles…

Alors pour commencer, voici quelques vidéos qui vont nous mettre dans le bain de ce qu’on appelle déjà le “Shopping 2.0″. Outre l’aspect marketing de ce terme, je l’utilise aussi car il marque le parallèle que l’on peut faire entre le shopping du futur & le web actuel (et du futur aussi d’ailleurs).

La première vidéo est très simple et nous montre comment on pourra supprimer un des principaux inconvénients du shopping traditionnel en supermarché. On ne va pas au supermarché par plaisir, on y va pour acheter de quoi se nourrir. S’il on pouvait éviter d’y venir d’ailleurs, on le ferait! Et avec les services web du type telemarket.fr, auchandirect.fr, ooshop.com, etc.. les supermarchés traditionnels voient une menace très forte arriver…
Alors, comment répondre à cette menace ? En réduisant ou supprimant les facteurs négatifs (”no pain”, pas de “souffrance” pour le consommateur), comme la queue la file d’attente au supermarché…

Toujours IBM, mais maintenant au lieu de s’adresser à Mme Michu, on refait la même pub version underground …

Le troisième exemple est plus complet et basé sur l’assistanat du consommateur. Vous êtes guidé dans le magasin (voir aussi le site du Metro Future Store), on se souvient de ce que vous avez acheté, aimé, voulu, etc… Et on profite de votre passage pour vous faire des promotions.

Dans la quatrième vidéo on sort de l’esprit “supermarché” et on rentre plus directement dans l’aspect shopping. Ce qui est intéressant, c’est que la motivation pour faire du shopping est différente de celle d’aller au supermarcher pour se sustenter… Il y a un aspect affectif, une volonté de toucher, de sentir, de s’approprier l’objet désiré en magasin avant d’en faire l’acquisition. Dans ce domaine donc, il reste quelques armes aux magasins pour résister au e-commerce, mais ca ne les empêche pas de réfléchir et d’inventer une expérience consommateur nouvelle:

Et une deuxième vidéo dans le même esprit, filmé sur un salon en mode réel .. impressionant non?

Pour finir, on fait le même exercice mais à l’envers: les mondes virtuels, dans lesquels on espère justement recréer en virtuel l’expérience que le consommateur a en magasin… Tout un programme! Fred Cavazza nous en a parlé pendant des mois et a même organisé le séminaire Virtual Paris 2007 consacré à ce sujet. Je ne peux donc que vous encourager à visiter son blog si ce domaine vous intéresse…

Oct
22

Ce titre n’est pas de moi, il vient d’un article écrit par Anne Baker publié par CenterNetworks fin avril 2007.

Pour les non-anglophones, je vais essayer de traduire cet article ici (faites preuve de tolérance pour la qualité de la traduction !!) et pour ceux qui peuvent lire en anglais, l’article original est ici :

http://www.centernetworks.com/moving-from-web-2-0-to-user-experience-2-0.

Il y a eu beaucoup de discussions et controverses autour du terme Web 2.0 et le concept d’évolution du web partant d’une collection de sites web vers une plateforme informatique compréhensible délivrant des applications à ses utilisateurs finaux. Mais lorsqu’on parle de téléphonie mobile, est-il possible d’imaginer que la vraie révolution se fera surtout au bénéfice des publicitaires et opérateurs mobiles qui pourront via cette plateforme Web diffuser bien plus facilement ?

Si l’on suit les récentes tendances, la réponse est clairement ‘oui’. Les grosses marques comme Apple, Yahoo, TiVo et Google ont tous récemment élargis leur stratégie mobile en dépassant les simples, et sommes toutes limitées, expériences accessibles via messagerie et technologies web mobile pour proposer une utilisabilité et des options de personnalisation que seules les applications téléchargeables et installées sur les mobiles peuvent proposer. Ainsi, le focus semble passer de ‘Web 2.0′ vers ‘Expérience utilisateur 2.0′ dans la mesure où ces marques mettent la priorité sur l’expérience utilisateur et explorent les meilleures voies pour atteindre, leurs consommateurs durant leurs journées très actives et mobiles.

Les grandes marques dirigent le mouvement :

Alors qu’utiliser le web pour développer des services est tout à fait sensé pour des sociétés ciblant les utilisateurs de PC, les limitations de téléphones mobiles (taille de l’écran, mémoire) ont rendu le succès à long terme du web mobile beaucoup plus incertain. Beaucoup de marques recherchent ainsi des technologies alternatives pour offrir un accès plus riche et plus « user-friendly » à leur services que le web mobile peut leur proposer. En fait, il y a actuellement énormément d’activité derrière les rideaux où les grandes marques mènent une course au premier qui établira une fidélité ‘marquée’ avec les consommateurs mobiles.

Par exemple, la récente initiative menée par Yahoo! Avec Yahoo! Go dépasse le traditionnel site web mobile que les sociétés proposent à leurs consommateurs en mettant ici à disposition une application téléchargeable qui conserve en permanence le consommateur à 1 click de la marque. L’application téléchargeable propose en permanence un portail sur le téléphone rendant accessibles une série de services de Yahoo! incluant l’email, les informations locales et cartes, les actualités aussi bien sportives que financières ou encore liés aux divertissements, la météo, les photos Flickr et enfin la recherche. Ceci donne aux utilisateurs de Yahoo! un moyen facile d’accès aux services sans avoir à taper de longues adresses (url) sur des claviers inadaptés, ou encore d’attendre entre chaque click nécessaire sur le web pour passer d’un service à l’autre.

Il est ainsi clair qu’ils lancent un défi au niveau de l’expérience utilisateur auprès de ses concurrents comme Google & Aol, qui cherchent aussi à atteindre les (et à faire de la publicité auprès des) 900 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles actuels. Une étude de Thomas Weisel écrite par l’analyste Christa Quarles déclara récemment : ‘Nous pensons effectivement que Yahoo! Go Mobile a effectué un travail incroyable en rassemblant ses services locaux dans un package simple à utiliser (complet avec des gadgets d’autres fonctionnalités)… On pourrait entre-apercevoir un monde dans lequel Google serait capable de passer outre les opérateurs pour créer un réseau mobile financé par la publicité où son contenu (par exemple les recherches locales, les cartes, …) deviendrait un portail pour les utilisateurs prêt à se lancer sur le web mobile’.

MSNBC.com a aussi lancé son propre portail embarqué sur mobile cette année. Dans leurs réflexions sur la décision de s’étendre au-delà de leur site mobile, Dan Mucha, directeur de la stratégie de développement commercial, donna cet argument : ‘En tant que site d’information leader, MSNBC.com cherche en permanence à proposer la meilleure expérience digitale à ses utilisateurs. Nous avons détecté très tôt que les téléphones mobiles constituent un canal pertinent permettant d’adresser à l’utilisateur les actualités et vidéos qu’il veut pouvoir consulter en situation de mobilité, et à partir de là, nous avons poursuivi une stratégie permettant de distribuer notre contenu au travers de différents appareils mobiles, incluant le site WAP MSNBC.com et un portail d’information sous forme d’application embarquée ‘Multimedia on Mobile’. Alors que le site WAP permet d’atteindre l’audience maximum, le portail embarqué ‘Multimedia on Mobile’ offre à ses utilisateurs une expérience riche et un contenu très utilisable, proposant les des vidéos et présentations MSNBC tout en permettant une personnalisation et des fonctions de messagerie. Le portail embarqué permet aussi à nos annonceurs d’atteindre les consommateurs au travers d’un affichage classique mais aussi animé dans un environnement exclusif, ce qui permettra d’atteindre de fort taux de click.’

La publicité mobile stimule la croissance

De nombreux analystes ont attribué la montée du Web 2.0 à l’énorme croissance dans la publicité en ligne. Comme le commentaire de Dan le souligne, lorsqu’il s’agit de mobile, les grandes marques comptent aussi sur les publicités pour stimuler la découverte du contenu. Toutefois, ces marques se sont rapidement rendu compte que les limites du facteur mobile , tels que les connexions perdues et les multiples clicks, peuvent rendre la publicité sur le web mobile hautement inefficace et frustrant pour les consommateurs.

En donnant la priorité à l’ ‘expérience utilisateur 2.0′ par rapport au ‘Web 2.0′, ces sociétés ont commencé à déployer rapidement des applications et portails téléchargeables qui compensent les problèmes liés aux mobiles. Avec moins de dépendance à l’égard du réseau et un engagement fort pour faciliter la navigation, les portails embarqués (ODP – On-Device Portal) apparaissent comme la solution idéale pour les entreprises qui cherchent à surmonter les écueils du Web mobile en réduisant la navigation nécessaire à la consommation de l’information. Cette extension technologique offre aux consommateurs un bon moyen de profiter du contenu mobile et propose des publicités à l’utilisateur dans un environnement convivial. En présentant des publicités hors-ligne et en les mettant à jour sur une base quotidienne, plutôt que de forcer l’utilisateur à attendre en les téléchargeant lors d’un évènement, les portails embarqués surmontent la problématique du ‘ne me faites pas payer pour cette frustration que présente le web mobile‘. Pour les grandes marques, cela signifie qu’en améliorant l’expérience utilisateur, ils peuvent générer de plus gros revenus publicitaires qu’ils ne le pourraient avec de simples sites web mobiles et peuvent aussi construire leur image de marque par le biais de ce medium croissant, sans-fil.

Le marché se réchauffe

Lorsque le besoin s’en fait ressentir, il y a toujours des entreprises qui cherchent à le combler, et le marché des portails embarqués est certainement en train de chauffer. Des petites entreprises agiles deviennent des ingrédients nécessaires aux grandes marques qui veulent venir rapidement sur le marché du mobile et commencer à générer leur part des milliards de dollars que représentent les marchés de la publicité et du merchandising mobile que de nombreux analystes prédisent.

Manifestement, lorsqu’on examine le future du ‘Web 2.0′ pour le mobile, il est important de comprendre que les principes qui étaient viables avec les ordinateurs ne s’appliquent pas forcément au niveau de la téléphonie mobile. Mettre en avant les besoins des consommateurs signifie que les entreprises doivent examiner et reconditionner la façon dont ils offrent leurs services aux consommateurs sans-fil. Il est cependant réconfortant de constater que les grandes marques réfléchissent aux meilleures technologies et méthodes pour proposer du contenu et des services ‘Web 2.0′ sur le médium mobile, même si cela signifie aussi de consacrer moins de temps sur le Web lui-même.


Je trouve cet article particulièrement intéressant, car dès lors que l’on parle de web mobile, on se trouve confronté à 2 définitions distinctes liées à l’usage et à l’expérience que l’utilisateur pourra en tirer :

  • Une expérience relativement pauvre au travers d’un navigateur web intégré au téléphone mobile (Internet Explorer mobile, Opera et bientôt Firefox mobile), qui aura l’avantage de se rapprocher d’usages très développés auprès des cibles : les gens qui utilisent un téléphone portable utilisent en grande majorité aussi internet, ils ont donc au fur et à mesure développé une connaissance et une culture Web qui leur permettrait, à priori, de transiter facilement cette culture sur un nouveau média : le mobile. L’inconvénient majeur est qu’à l’heure actuelle les capacités des téléphones mobiles et surtout des navigateurs mobiles sont très limitées et ne permettent de ne retrouver sur son mobile qu’un équivalent de ‘Web 1.0′
  • Une expérience beaucoup plus riche, comparable à l’expérience proposée par des services ‘Web 2.0′ mais qui nécessitera l’installation d’un logiciel particulier sur l’appareil lui-même, ce qui à mon sens peut représenter un frein conséquent à l’adoption massive des utilisateurs.

Cependant, les exemples cités dans cet article montrent que les principaux acteurs de ce marché ont tendance à favoriser la dualité de ces 2 systèmes qui n’ont pas les mêmes objectifs et dans un souci d’accessibilité et d’adoption consommateur, c’est une très bonne chose. Finalement que ce soit du web, du web mobile, ou autre chose, il faut que l’utilisateur ait accès aux informations et qu’il souhaite quel que soit l’appareil et son mode d’utilisation (notamment sur les GPS).

Enfin, on constatera encore une fois que le business model qui semble se dégager en premier dans l’avenir du Web mobile est …. la pub ! Donc de ce côté-là, il reste certainement des choses à inventer … nous y reviendrons !

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