Jan
08

C’est maintenant officiel, StoreXperience se révèle au monde au travers d’un communiqué de presse imminent, annonçant notamment la “Great Product Hunt” au NRF. Sous la forme d’une grande chasse au trésor de 3 jours, au sein du salon NRF - BIG Retail Show, les 16.000 participants pourront obtenir de l’information détaillée sur les produits et services des stands représentés. A la fin de la course, ils pourront remporter plusieurs prix … dont certains me rendent envieux mais que je ne pourrais communiquer qu’après le salon.

Si vous ne savez pas encore ce que fait StoreXperience, regardez donc cette petite vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=8yfyAZvjfXM

J’en profite pour m’excuser bassement de l’absence de posts réguliers sur ce jeune blog. Vous comprendrez, ou pas, que la préparation de cet évènement a représenté un engagement d’énergie énorme de la part de toute l’équipe.

J’espère pouvoir reparler de l’actualité des services mobiles très prochainement, d’autant que l’actualité est encore au plus haut avec notamment l’annonce d’un Windows Mobile 7 très prometteur et de la sortie prochaine de Yahoo Go! 3.0.

Dec
05

Cette semaine, pas mal de nouveautés du côté des services mobiles. J’ai malheureusement peu de temps pour analyser les services en détail… mais parlons en rapidement:

  1. Voyages SCNF propose un site mobile.
  2. Google maps offre la géolocalisation sans GPS.
  3. Google (encore) sort sur iPhone.
  4. WizPy, vous connaissez ?
  5. Nokia et Universal Music: OVI s’étend encore !

more…

Nov
28

Hier soir j’étais à l’European Celsius Tour à Paris, organisé par Mobile Distillery.

Mobile Distillery - Portage d'applications java mobileMobile Distillery, fondée en 2005, édite le logiciel Celsius, qui sort en version 4, et propose de faciliter et d’automatiser le portage d’applications Java mobile (J2ME) sur près de 650 mobiles.

Après 2 heures de présentations assez techniques (avec des démos à l’appui avec build, utilisation de sprites, etc..) nous avons eu le droit à quelques retour clients qui étaient dans la salle, notamment un représentant de la société Prylos, “spécialiste des applications métier sur téléphone portable et Blackberry” qui viennent de réaliser l’application mobile riche de PagesJaunes.

L’application est riche (cartes scrollables, vue aérienne, mémorisation des dernières recherches et suggestion de saisie) et très propre (on retrouve un peu la nouvelle interface de pagesjaunes.fr).

PagesJaunes InsideAujourd’hui, l’application est disponible pour être installée sur un certain nombre de téléphones mobiles … mais visiblement pas le miens! Petite déception: la liste des téléphones compatibles n’est affichée nul part. Donc j’ai saisi mon n° de téléphone sur cette page, j’ai ensuite reçu un sms contenant un lien vers pji.fr et là on m’a (enfin ?) informé que mon téléphone n’était pas compatible. Je suis un peu frustré, mon téléphone offrant en théorie toutes les capacités nécessaires (un HTC S710) mais je pense que la couche windows mobile n’aide pas à l’installation “live” d’applications Java… à creuser.

Voilà, donc j’aurai aimé faire plein de screenshots et tester toutes les fonctionnalités de l’appli (il y a plus de 50 écrans différents accessibles dans l’appli ..!), mais je ne pourrai pas le faire tout de suite!

Messieurs & dames de chez PagesJaunes & Prylos, si vous entendez cet appel, n’hésitez pas à y répondre!

Pour les autres, avez-vous pu installer PagesJaunes pour mobile ?

Nov
20

Ces deux dernières semaines, 3 services mobiles ont été mis à la disposition des utilisateurs, et pour une fois, j’y trouve une utilité… et pour cause, il s’agit de Shopping !Kelkoo Mobile > Fiche produit

Les 2 premiers jouent vraiment dans la catégorie shopping, car il est possible d’acheter directement en ligne, depuis son mobile:

  • FNAC.com, accessible en mobile sur http://mobile.fnac.com
  • Alapage, disponible en mobile sur … http://www.alapage.com

Pour les allergiques à la saisie d’url sur mobile (99% d’entre nous?), Fnac & Alapage ont tous deux eu la délicatesse de mettre un bloc sur leur site web, permettant de saisir son n° de téléphone pour recevoir l’url par sms, permettant d’accéder ensuite au site mobile en 1 click (et aux allergiques du ciblage, il y a de fortes chances pour que votre numéro de mobile soit proprement conservé dans les bases de données de ces 2 services).

Le 3ème service joue sur un terrain différent, mais toujours en total accord avec son coeur de métier: Kelkoo.fr (en mobile: mobile.kelkoo.fr) qui va se contenter de vous fournir de l’information, principalement tarifaire, sur les produits que vous recherchez, en comparant les prix des offres en ligne.

C’est parti, on fait un petit comparatif en images & et en couleurs :)

more…

Nov
13

Vu qu’il n’est pas facile de publier régulièrement des posts intéressants … j’ai décidé en accord avec ma Haute Personne de publier aussi des posts moins intéressants sérieux, et donc j’entame la série WTF avec cette première vidéo…



Ceci étant, à la plage, à la piscine etc.. plutôt que d’acheter des coques ou housses particulières … un ptit préservatif fera l’affaire!
Ce n’est pas montré dans la vidéo non plus, mais on doit pouvoir le gonfler pour qu’il flotte :)

Nov
04

Il y a deux aspects à discuter autour de cet article de TechCrunch: d’une part l’aspect publicité, d’autre part l’aspect réseau social, et plus particulièrement réseau social autour du shopping.

Beacon: la publicité ciblée selon Facebook, l'entrée dans le social shoppingSur l’aspect publicité, certains y voient une violation de la vie privée. Pour ma part, je ne suis pas d’accord: je considère en effet que la plupart des gens sont maintenant conscients qu’ils donnent accès à beaucoup d’informations en s’inscrivant sur différents sites, que ce soient les pages d’accueil personnalisées (Netvibes, iGoogle, PageFlakes, …), les réseaux sociaux (Facebook, MySpace, Viadeo, Ning,…), et même, à mon sens le summum, en utilisant les webmails, avec à son sommet Gmail, qui arrive à proposer de la publicité ciblée en fonction des mots clés repérés dans vos mails.

C’est donc sûr, disposer d’informations très précises sur les utilisateurs d’un service permet de proposer une publicité très ciblée. Mais, où est le mal ?

Publicité TV : le summum de la publicité non-ciblée....Revenons dans le monde réel:
Je suis un homme, j’ai 26 ans, suis célibataire et n’ai pas d’enfants. Pourquoi, mais pourquoi donc suis-je obligé de me coltiner à la télé les pubs concernant l’hygiène féminine (des tampons super absorbants qui s’ouvrent en corolle aux serviettes parfumées procurant un souffle de fraîcheur ….), les couches & pots pour bébés, les jouets & séjours familiaux
dans des parcs d’attractions, etc… ?
Ca ne m’intéresse pas, pire, ca m’énerve, et m’encourage donc parfois à zapper.

Autrement dit, proposer de la publicité non-ciblée à un utilisateur a deux inconvénients:
- d’une part cela peut procurer une sensation négative à l’utilisateur (moi)
- d’autre part cela peut générer la perte d’un utilisateur au niveau du service (dans l’exemple ci-dessus, le service est une chaine de télévision).

Cependant, ramené au monde virtuel (le web), il est rare de quitter un site ou un service en raison d’une publicité non-ciblée. Rare mais pas inexistant. En effet, de nombreux sites persistent à diffuser des publicités totalement intrusives (flash & autres).

Mais en ce qui concerne le “matraquage publicitaire”, quel mal y a t’il à ce que la publicité soit ciblée? Le ciblage consiste bien à me proposer une publicité à laquelle je serai sensible, c’est-à-dire une publicité me proposant biens ou services correspondant à mes centres d’intérêts. Finalement, avec un ciblage basique, je préfère que l’on me propose une publicité pour la dernière voiture de la marque X, les rasoirs Y ou encore les plats pour micro-ondes Z, le ciblage n’ayant rien à voir avec le volume ou l’espace publicitaire alloué sur un site.

Bref, pour moi, le ciblage n’a rien de mal. Sauf si l’on considère que la publicité est mal de manière intrinsèque et que les entreprises ne doivent pas gagner d’argent :)

Sur l’aspect réseau social, Michael Arrington donne un exemple d’utilisation tout à fait ntéressant: “Par exemple, une personne peut acheter un livre ou un DVD sur Amazon. Avec Beacon cette information sera insérée directement sur le fil infos de Facebook”.
L’on revient ainsi au concept de “social shopping network” et je trouve cela tout à fait pertinent. En effet, nombre d’études prouvent que la recommandation d’articles a une part extrêmement importante dans la réflexion pré-achat. La recommandation peut-être :

  • directe, lors d’une conversation entre amis,
  • indirecte et anonyme lorsque les internautes consultent des sites d’avis (vozavi.com, Shopreflex.com, looneo.fr ou même les avis des internautes sur les sites d’achats eux-mêmes comme Amazon ou Fnac.com).
  • et depuis quelques temps, la recommandation peut provenir des blogs, qu’ils soient spécialisés (le journal du geek par exemple) ou bien qu’il s’agisse de blogs influents payés pour écrire librement sur un sujet, un bien, une offre de services etc… (ex: Cédric Giorgi qui écrit sur CanalSat).

Ainsi l’on retrouvera bientôt sur les réseaux sociaux la meilleure des recommandations: la preuve d’achat. Et si l’on corrèle cela avec les autres aspects des réseaux sociaux, on se rend compte du potentiel business phénoménal du social shopping. Ca en devient du shopping viral, au même titre que les applications facebook se déploient par les relations entre individus inscrits, que la musique se diffuse entre amis grâce à des applications comme iLike, etc..

Beacon tend à permettre le social shopping sur n’importe quel domaine, en ce qui concerne l’achat en ligne, et bientôt StoreXperience permettra le social shopping dans le monde réel. Mais ca, c’est une autre histoire …

Oct
31

Comme j’en parlerai bientôt, ce qui me tient à coeur à l’heure actuelle, c’est la convergence entre la mobilité et le shopping, ou comment va-t-on réinventer l’expérience consommateur en magasin grâce aux terminaux mobiles…

Alors pour commencer, voici quelques vidéos qui vont nous mettre dans le bain de ce qu’on appelle déjà le “Shopping 2.0″. Outre l’aspect marketing de ce terme, je l’utilise aussi car il marque le parallèle que l’on peut faire entre le shopping du futur & le web actuel (et du futur aussi d’ailleurs).

La première vidéo est très simple et nous montre comment on pourra supprimer un des principaux inconvénients du shopping traditionnel en supermarché. On ne va pas au supermarché par plaisir, on y va pour acheter de quoi se nourrir. S’il on pouvait éviter d’y venir d’ailleurs, on le ferait! Et avec les services web du type telemarket.fr, auchandirect.fr, ooshop.com, etc.. les supermarchés traditionnels voient une menace très forte arriver…
Alors, comment répondre à cette menace ? En réduisant ou supprimant les facteurs négatifs (”no pain”, pas de “souffrance” pour le consommateur), comme la queue la file d’attente au supermarché…

Toujours IBM, mais maintenant au lieu de s’adresser à Mme Michu, on refait la même pub version underground …

Le troisième exemple est plus complet et basé sur l’assistanat du consommateur. Vous êtes guidé dans le magasin (voir aussi le site du Metro Future Store), on se souvient de ce que vous avez acheté, aimé, voulu, etc… Et on profite de votre passage pour vous faire des promotions.

Dans la quatrième vidéo on sort de l’esprit “supermarché” et on rentre plus directement dans l’aspect shopping. Ce qui est intéressant, c’est que la motivation pour faire du shopping est différente de celle d’aller au supermarcher pour se sustenter… Il y a un aspect affectif, une volonté de toucher, de sentir, de s’approprier l’objet désiré en magasin avant d’en faire l’acquisition. Dans ce domaine donc, il reste quelques armes aux magasins pour résister au e-commerce, mais ca ne les empêche pas de réfléchir et d’inventer une expérience consommateur nouvelle:

Et une deuxième vidéo dans le même esprit, filmé sur un salon en mode réel .. impressionant non?

Pour finir, on fait le même exercice mais à l’envers: les mondes virtuels, dans lesquels on espère justement recréer en virtuel l’expérience que le consommateur a en magasin… Tout un programme! Fred Cavazza nous en a parlé pendant des mois et a même organisé le séminaire Virtual Paris 2007 consacré à ce sujet. Je ne peux donc que vous encourager à visiter son blog si ce domaine vous intéresse…

Oct
30

Les navigateurs existent sur les mobiles depuis un moment. Au début WAP, ils sont ensuite passés au CHTML puis maintenant aux XHTML, avec parfois une implémentation de javascript et/ou de CSS.

Rien qu’avec cette phrase, on sent que pour proposer une interface cohérente sur tous les mobiles, il va y avoir du boulot…

Aperçu des technos :

lesmobiles.com version wapLe plus ancien, et en perdition, est le WML (Wireless Markup Language). Il a été designé spécifiquement pour les appareils supportant le protocol WAP. On retrouve une architecture de type XML, et a une syntaxe proche de l’(x)HTML.

Langage très pauvre et limitant fortement la création d’interfaces, il a(vait ?) cependant deux avantages :

  1. la notion de « decks » et de « cards ». En traduisant littéralement, c’est un « jeux » pouvant contenir plusieurs cartes. Ainsi, il est possible en WML de charger un ensemble de données côté serveur, qui vont être présentées sur différentes pages côté client, sans avoir à recharger des données. Au lieu d’avoir plusieurs connexions vers le serveurs, et des attentes répétitives, on pouvait télécharger un volume de données plus gros, mais n’avoir qu’une seule période d’attente.
  2. La possibilité de programmer en WMLScript, un équivalent à javascript dans le monde web, et qui permettait d’effectuer des calculs côté client.

Ensuite - mais à part - il y a le CHTML (Compact HTML) qui a été conçu pour fonctionner avec iMode (principalement DoCoMo au Japon et Bouygues en France). Ce n’est ni plus ni moins que du HTML appauvri, avec des contraintes de syntaxe assez fortes par rapport au HTML basique. L’avantage réside, en théorie, dans sa facilité de déploiement. Un site en HTML est sensé s’adapter facilement & rapidement en CHTML. En théorie uniquement, car on ne parle là que du langage de programmation, en oubliant l’ergonomie, l’accessibilité, l’interface etc… Un mobile n’est pas un PC, on ne consomme pas l’information de la même manière, il s’agit d’une expérience différente avec des contraintes spécifiques.

Et maintenant, les navigateurs mobiles s’orientent vers une prise en charge du xHTML, avec sa branche dédiée au web mobile : XHTML-MP (Mobile Profile) pour le plus grand plaisir de tous les webmasters qui vont pouvoir transposer et transporter leurs sites, blogs, applications web vers leur mobile. Enfin … « y’a plus qu’à… » !

Navigateurs mobiles

DeepFishY’a plus qu’à en effet, car si on commence à s’orienter vers un format standard pour l’édition de sites web, on se retrouver dans la même situation qu’au début du web en terme d’interprétation et d’implémentation du code (souvenez-vous des sites pour Internet Explorer, de ceux pour Netscape, puis ceux pour Firefox, Opera, Safari, …). Ainsi, chaque navigateur va interpréter et présenter à SA manière le code que l’on aura créé. Je ne vous parle même pas de javascript, pour l’instant seule la version de Internet Explorer Mobile sous mon HTC S710 m’a permis de jouer un peu avec javascript (onglets dépliants,…).

Ainsi on se retrouve maintenant avec, entre autres le navigateur intégré à Symbian (plusieurs versions, mono-plateforme), Opéra Mini et Opéra Mobile (plusieurs versions, multiplateforme, en Java), Internet Explorer Mobile (plusieurs versions, sous différentes plateformes Windows Mobile), ainsi que Safari (une version, sous iPhone & iPod Touch) qui joue dans une classe à part, et bientôt Firefox pour mobile et peut-être DeepFish (Microsoft, développé par l’équipe de Live Labs). J’allais oublier, et c’est vrai qu’on est moins touché en France, le(s) navigateur(s) disponibles sur les Blackberry (édité par RIM). Mais maintenant qu’on peut installer d’autres navigateurs sur BlackBerry…

Il y a aussi d’autres navigateurque je ne connais pas encore bien, mais qu’il faudrait regarder: NetFront, Konqueror Embedded, OpenWave etc…

Deux visions différentes pour les navigateurs mobiles :

Si la diversité des navigateurs est déjà une contrainte importante pour l’édition de services destinés au grand public, avec un fort volume de visiteurs et donc de plateformes, il faut maintenant ajouter une différence de vision même du web mobile avec d’un côté ceux qui s’orientent vers une miniaturisation de sites web classiques (Opéra Mini & DeepFish, peut-être Firefox ?) et ceux qui veulent adapter les usages du web aux contraintes du mobile (Symbian, Internet Explorer, Safari, Firefox ?).

  • Opera MiniLa miniaturisation de sites classiques consiste à afficher la page entière d’un site, en miniature, permettant à l’utilisateur de sélectionner une zone de la page qu’il va zoomer afin de voir le contenu de cette zone en détail. L’avantage principal de cette solution est la capacité de naviguer sur n’importe quel site web, sans se demander si un site mobile existe pour le même service.
  • La création de sites spécifiques adaptés aux contraintes du mobile : là il s’agit tout simplement d’adapter le web à la fois à l’ergonomie d’un téléphone (boutons, molettes, taille de l’écran …) et à l’usage qu’on peut envisager en faire : quelle type d’information, de service, de contenu peut être adapté en situation de mobilité ?

Ma préférence porte à l’heure actuelle vers le second. En effet, je trouve très laborieux et inutile de devoir sélectionner une partie d’une page pour zoomer et enfin avoir accès à l’information. Je préfère largement des services spécifiques, utiles à mon utilisation nomade, rapides, etc… Lire le site de CNN via Opera Mini est tout à fait fonctionnel, mais dans mon cas tout à fait inutile. Je préfèrerai lire un flux RSS très sobre qu’arriver sur une home page blindée de publicités par exemple…

Bref, par rapport à l’article précédent où j’évoquais mon attirance pour le web mobile plutôt que pour les applications riches installées sur mobile, le choix semble encore une fois difficile à faire…

Et vous, avez-vous déjà essayé de développer des pages web ou services pour mobile ? Comment vous en êtes-vous sorti (ou pas !) ?

Au passage j’en profite pour vous encourager à visite le site DevelopersHome.com qui est une bonne source d’information pour débuter (ou progresser…) sur le développement web mobile, dans les différentes technos vues ici.

Oct
22

Ce titre n’est pas de moi, il vient d’un article écrit par Anne Baker publié par CenterNetworks fin avril 2007.

Pour les non-anglophones, je vais essayer de traduire cet article ici (faites preuve de tolérance pour la qualité de la traduction !!) et pour ceux qui peuvent lire en anglais, l’article original est ici :

http://www.centernetworks.com/moving-from-web-2-0-to-user-experience-2-0.

Il y a eu beaucoup de discussions et controverses autour du terme Web 2.0 et le concept d’évolution du web partant d’une collection de sites web vers une plateforme informatique compréhensible délivrant des applications à ses utilisateurs finaux. Mais lorsqu’on parle de téléphonie mobile, est-il possible d’imaginer que la vraie révolution se fera surtout au bénéfice des publicitaires et opérateurs mobiles qui pourront via cette plateforme Web diffuser bien plus facilement ?

Si l’on suit les récentes tendances, la réponse est clairement ‘oui’. Les grosses marques comme Apple, Yahoo, TiVo et Google ont tous récemment élargis leur stratégie mobile en dépassant les simples, et sommes toutes limitées, expériences accessibles via messagerie et technologies web mobile pour proposer une utilisabilité et des options de personnalisation que seules les applications téléchargeables et installées sur les mobiles peuvent proposer. Ainsi, le focus semble passer de ‘Web 2.0′ vers ‘Expérience utilisateur 2.0′ dans la mesure où ces marques mettent la priorité sur l’expérience utilisateur et explorent les meilleures voies pour atteindre, leurs consommateurs durant leurs journées très actives et mobiles.

Les grandes marques dirigent le mouvement :

Alors qu’utiliser le web pour développer des services est tout à fait sensé pour des sociétés ciblant les utilisateurs de PC, les limitations de téléphones mobiles (taille de l’écran, mémoire) ont rendu le succès à long terme du web mobile beaucoup plus incertain. Beaucoup de marques recherchent ainsi des technologies alternatives pour offrir un accès plus riche et plus « user-friendly » à leur services que le web mobile peut leur proposer. En fait, il y a actuellement énormément d’activité derrière les rideaux où les grandes marques mènent une course au premier qui établira une fidélité ‘marquée’ avec les consommateurs mobiles.

Par exemple, la récente initiative menée par Yahoo! Avec Yahoo! Go dépasse le traditionnel site web mobile que les sociétés proposent à leurs consommateurs en mettant ici à disposition une application téléchargeable qui conserve en permanence le consommateur à 1 click de la marque. L’application téléchargeable propose en permanence un portail sur le téléphone rendant accessibles une série de services de Yahoo! incluant l’email, les informations locales et cartes, les actualités aussi bien sportives que financières ou encore liés aux divertissements, la météo, les photos Flickr et enfin la recherche. Ceci donne aux utilisateurs de Yahoo! un moyen facile d’accès aux services sans avoir à taper de longues adresses (url) sur des claviers inadaptés, ou encore d’attendre entre chaque click nécessaire sur le web pour passer d’un service à l’autre.

Il est ainsi clair qu’ils lancent un défi au niveau de l’expérience utilisateur auprès de ses concurrents comme Google & Aol, qui cherchent aussi à atteindre les (et à faire de la publicité auprès des) 900 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles actuels. Une étude de Thomas Weisel écrite par l’analyste Christa Quarles déclara récemment : ‘Nous pensons effectivement que Yahoo! Go Mobile a effectué un travail incroyable en rassemblant ses services locaux dans un package simple à utiliser (complet avec des gadgets d’autres fonctionnalités)… On pourrait entre-apercevoir un monde dans lequel Google serait capable de passer outre les opérateurs pour créer un réseau mobile financé par la publicité où son contenu (par exemple les recherches locales, les cartes, …) deviendrait un portail pour les utilisateurs prêt à se lancer sur le web mobile’.

MSNBC.com a aussi lancé son propre portail embarqué sur mobile cette année. Dans leurs réflexions sur la décision de s’étendre au-delà de leur site mobile, Dan Mucha, directeur de la stratégie de développement commercial, donna cet argument : ‘En tant que site d’information leader, MSNBC.com cherche en permanence à proposer la meilleure expérience digitale à ses utilisateurs. Nous avons détecté très tôt que les téléphones mobiles constituent un canal pertinent permettant d’adresser à l’utilisateur les actualités et vidéos qu’il veut pouvoir consulter en situation de mobilité, et à partir de là, nous avons poursuivi une stratégie permettant de distribuer notre contenu au travers de différents appareils mobiles, incluant le site WAP MSNBC.com et un portail d’information sous forme d’application embarquée ‘Multimedia on Mobile’. Alors que le site WAP permet d’atteindre l’audience maximum, le portail embarqué ‘Multimedia on Mobile’ offre à ses utilisateurs une expérience riche et un contenu très utilisable, proposant les des vidéos et présentations MSNBC tout en permettant une personnalisation et des fonctions de messagerie. Le portail embarqué permet aussi à nos annonceurs d’atteindre les consommateurs au travers d’un affichage classique mais aussi animé dans un environnement exclusif, ce qui permettra d’atteindre de fort taux de click.’

La publicité mobile stimule la croissance

De nombreux analystes ont attribué la montée du Web 2.0 à l’énorme croissance dans la publicité en ligne. Comme le commentaire de Dan le souligne, lorsqu’il s’agit de mobile, les grandes marques comptent aussi sur les publicités pour stimuler la découverte du contenu. Toutefois, ces marques se sont rapidement rendu compte que les limites du facteur mobile , tels que les connexions perdues et les multiples clicks, peuvent rendre la publicité sur le web mobile hautement inefficace et frustrant pour les consommateurs.

En donnant la priorité à l’ ‘expérience utilisateur 2.0′ par rapport au ‘Web 2.0′, ces sociétés ont commencé à déployer rapidement des applications et portails téléchargeables qui compensent les problèmes liés aux mobiles. Avec moins de dépendance à l’égard du réseau et un engagement fort pour faciliter la navigation, les portails embarqués (ODP – On-Device Portal) apparaissent comme la solution idéale pour les entreprises qui cherchent à surmonter les écueils du Web mobile en réduisant la navigation nécessaire à la consommation de l’information. Cette extension technologique offre aux consommateurs un bon moyen de profiter du contenu mobile et propose des publicités à l’utilisateur dans un environnement convivial. En présentant des publicités hors-ligne et en les mettant à jour sur une base quotidienne, plutôt que de forcer l’utilisateur à attendre en les téléchargeant lors d’un évènement, les portails embarqués surmontent la problématique du ‘ne me faites pas payer pour cette frustration que présente le web mobile‘. Pour les grandes marques, cela signifie qu’en améliorant l’expérience utilisateur, ils peuvent générer de plus gros revenus publicitaires qu’ils ne le pourraient avec de simples sites web mobiles et peuvent aussi construire leur image de marque par le biais de ce medium croissant, sans-fil.

Le marché se réchauffe

Lorsque le besoin s’en fait ressentir, il y a toujours des entreprises qui cherchent à le combler, et le marché des portails embarqués est certainement en train de chauffer. Des petites entreprises agiles deviennent des ingrédients nécessaires aux grandes marques qui veulent venir rapidement sur le marché du mobile et commencer à générer leur part des milliards de dollars que représentent les marchés de la publicité et du merchandising mobile que de nombreux analystes prédisent.

Manifestement, lorsqu’on examine le future du ‘Web 2.0′ pour le mobile, il est important de comprendre que les principes qui étaient viables avec les ordinateurs ne s’appliquent pas forcément au niveau de la téléphonie mobile. Mettre en avant les besoins des consommateurs signifie que les entreprises doivent examiner et reconditionner la façon dont ils offrent leurs services aux consommateurs sans-fil. Il est cependant réconfortant de constater que les grandes marques réfléchissent aux meilleures technologies et méthodes pour proposer du contenu et des services ‘Web 2.0′ sur le médium mobile, même si cela signifie aussi de consacrer moins de temps sur le Web lui-même.


Je trouve cet article particulièrement intéressant, car dès lors que l’on parle de web mobile, on se trouve confronté à 2 définitions distinctes liées à l’usage et à l’expérience que l’utilisateur pourra en tirer :

  • Une expérience relativement pauvre au travers d’un navigateur web intégré au téléphone mobile (Internet Explorer mobile, Opera et bientôt Firefox mobile), qui aura l’avantage de se rapprocher d’usages très développés auprès des cibles : les gens qui utilisent un téléphone portable utilisent en grande majorité aussi internet, ils ont donc au fur et à mesure développé une connaissance et une culture Web qui leur permettrait, à priori, de transiter facilement cette culture sur un nouveau média : le mobile. L’inconvénient majeur est qu’à l’heure actuelle les capacités des téléphones mobiles et surtout des navigateurs mobiles sont très limitées et ne permettent de ne retrouver sur son mobile qu’un équivalent de ‘Web 1.0′
  • Une expérience beaucoup plus riche, comparable à l’expérience proposée par des services ‘Web 2.0′ mais qui nécessitera l’installation d’un logiciel particulier sur l’appareil lui-même, ce qui à mon sens peut représenter un frein conséquent à l’adoption massive des utilisateurs.

Cependant, les exemples cités dans cet article montrent que les principaux acteurs de ce marché ont tendance à favoriser la dualité de ces 2 systèmes qui n’ont pas les mêmes objectifs et dans un souci d’accessibilité et d’adoption consommateur, c’est une très bonne chose. Finalement que ce soit du web, du web mobile, ou autre chose, il faut que l’utilisateur ait accès aux informations et qu’il souhaite quel que soit l’appareil et son mode d’utilisation (notamment sur les GPS).

Enfin, on constatera encore une fois que le business model qui semble se dégager en premier dans l’avenir du Web mobile est …. la pub ! Donc de ce côté-là, il reste certainement des choses à inventer … nous y reviendrons !

Oct
20

PH LangloisCa y est, c’est parti, ou plutôt reparti vers l’aventure du blogging.

Reparti car j’avais fait un blog “temporaire” lors de mon premier voyage à San Francisco fin 2005.

Cette fois-ci, je tente l’expérience du blog dans une toute autre dimension avec différents objectifs:

  • présenter les sur lesquels j’ai pu travailler (wegotideas.com, touteslesventes.com, storexperience.com et d’autres)
  • partager & discuter autour d’autres projets qui me passionnent, m’intriguent ou m’intéressent
  • évangéliser certains domaines & applications naissant, notamment autour du web mobile qui va nous permettre de lier le monde réel & le monde virtuel (d’où le pluriel dans “hello worlds“)

Je souhaite faire du blog de wegotideas une plateforme ouverte au partage. N’hésitez donc pas à commenter les articles qui vous intéressent. Dans un second temps, j’ouvrirai certainement le blog à d’autres contributeurs avec des objectifs particuliers… A suivre!

Bonne lecture!

PH

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